mardi 8 février 2011

Le Pavillon s'en va!!!

Le pavillon est parti entouré de deux gros remorqueurs
par un petit matin gris...




J'étais bien seul sans mes amis flottant autour de moi

Déjà, deux barcasses inquiétantes étaient apparues

Une paire de bottes me titillait la manille

Et puis...

Ils sont apparus, énormes, noirs et blancs, en uniforme.

Les deux barcasses inquiétantes m'ont tiré sans que je puisse espérer m'enfuir

Le gros en uniforme s'est approché

je ne pouvais que subir

M'éloignant de mon quai si rassurant

Toujours plus loin, agrippé par les deux affreux

Trois badauds et un espion me regardaient, l'air narquois

Le gros en uniforme m'avait accroché lui aussi et tirait très fort.

Un quidam me marchait sur le dos

Un autre, qu'ils appelaient le pilote, vérifiait que les menottes étaient bien fixées

Le deuxième en uniforme me passa les menottes lui aussi

Ma place était vide, les larmes me montaient aux yeux

Je m'en allais, attaché comme un voleur de poules

Celui de devant tirait si fort...

Que je ne pouvais réprimer une grosse vague

Un devant, un derrière, je me résignais avec peine.

Le Commissaire CGM me regarda passer sans broncher

J'essayais bien de l'apitoyer... Mais, Rien...

Un pont se mit au garde à vous devant les autorités
Je sentais que j'arrivais à destination...

Un autre gros gendarme m'attendait, il s'appelait Maury. Cela me fit sourire...
En avais-je encore l'envie...

Les deux inquiétants me reprirent par les abattis

Pour me faire entrer dans ce qui semblait être une sorte de grand bac.

Ils ne me lâchaient pas

Un des badauds était là, je l'avais reconnu...
et il souriait en plus, comme s'il était content de me voir enchainé.

J'étais triste, mais je n'étais pas au bout de mes désillusions.
Je vis sortir des fonds insondables une sorte de truc...

Qui se leva de plus en plus jusqu'à fermer la porte du grand bac.
J'avais compris, j'étais en prison...

Le temps était gris et triste.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo Monsieur Courtaud